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    ADEVA-NC Association de Défense des Victimes de l'Amiante - Nouvelle-Calédonie
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PREAMBULE GENERAL

De nombreux documents font état de l’évolution des connaissances relatives à la dangerosité de l’amiante en général et, en particulier de l’amiante industriel ou de l’amiante environnemental qui lui est associé.

Nous ne reprendrons pas l’historique qui débute en 1906 par la découverte de fibroses chez les ouvriers des filatures à Condé-sur-Noireau et se poursuit, encore de nos jours : Par exemple, l’INRS a publié, en août 2011 le rapport final relatif à « une campagne de mesures d’exposition aux fibres d’amiante par microscopie électronique à transmission analytique ( META ) »

Ce rapport a entraîné la rédaction du décret 2012-639 du 4 mai 2012 qui modifie les disposition du Code du Travail national pour tenir compte de l’évolution des dernières connaissances scientifiques et techniques : il change, notamment, les valeurs limites d’exposition professionnelle (VLEP), les conditions de mesurage des empoussièrements, etc.
L’ADEVA-NC regrette que , une fois de plus, un texte national, qui est susceptible de concerner la protection de la santé des calédoniens, ne soit pas mis en application automatiquement sur le territoire : Elle considère que cette anomalie ne relève pas seulement de l’incompétence des responsables locaux, mais aussi de l’influence des lobbies en place.

L’interdiction de l’usage et de la commercialisation de l’amiante qui tend à s’étendre au monde entier permettrait d’espérer une prochaine inflexion de la courbe représentative du nombre des victimes.

Mais, les risques restent néanmoins bien réels en raison :

    • L’existence, souvent ignorée, de matériaux contenant de l’amiante (MCA) et de leur dégradation,
    • Des interventions d’entreprises diverses dans des locaux contaminés, n’ayant pas fait l’objet de l’établissement d’un Dossier Technique Amiante (DTA),
    • Du coût des travaux de désamiantage,
    • Des défaillances dans le contrôle des entreprises,
    • De l’importation de produits ou matériels en provenance de pays dans lesquels l’amiante est encore utilisée. Les médias se sont dernièrement fait l’écho de la présence possible d’amiante dans les véhicules (voitures particulières ou autobus) importés de Chine. Le service des Douanes, ne semble pas avoir réagit malgré le fait qu’il ne peut ignorer l’Arrêté d’interdiction N° 2007-767 du 22 février 2007.


DOMAINE DE L'AMIANTE ENVIRONNEMENTAL A L'ETAT NATUREL

Ce type d’amiante, à l’état naturel, se rencontre dans de nombreux faciès géologiques en Nouvelle-Calédonie : cette évidence était déjà connue, par les géologues, au début de la seconde guerre mondiale.
L’évolution des connaissances s’est déroulée en parallèle avec le développement de la production de nickel.

L’ADEVA-NC distingue trois époques :

    • L’époque « scientifique », quasi fondamentale,
    • L’époque de « l’omerta »
    • L’époque des vérités.


EPOQUE SCIENTIFIQUE

Celle-ci commence avec la découverte, par Jules GARNIER, en 1864, d’une roche de couleur verte qui s’est avérée, à l’analyse être un silicate hydraté de magnésium et de nickel.

    • La première exploitation de ce minerai de nickel a commencé en 1873,
    • La Société le Nickel a été créée en 1880 et, ce n’est qu’en 1937, après des fortunes diverses, qu’elle est devenue une unité structurée de production de nickel : elle est alors, réellement, entrée dans le monde industriel avec l’obligation d’aller à la quête des connaissances scientifiques destinées à assurer sa pérennité.
    • Sa première démarche a été, en septembre 1934 de demander à des géologues « qualifiés », des études pétrographiques sur des échantillons de garnièrite. L’histoire retient deux noms qui ont laissé des écrits sous forme de mèmoire ou de communication scientifique :
    • A. LACROIX, Secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences, qui a, en 1942, produit un mémoire :« les péridotites de la Nouvelle-Calédonie, leurs serpentinites et leurs gites de nickel et de cobalt », Mém. Acad. Sc. Fr., 2e série, 66.
    • CHETELAT (De), en 1947 La genèse et l’évolution des gisements de nickel de la Nouvelle-Calédonie, Bull. Soc. Géol. Fr. 17. : on trouve, dans cet article, les termes de « chrysotile », « asbeste »cités comme étant des composants du minerai de nickel extrait en Nouvelle-Calédonie.
    • Les travaux de LACROIX et CHETELAT, qui peuvent être considérés comme relevant des sciences fondamentales, ont toutefois servi de base à la publication, en 1958, à l'initiative du Service des Mines et de la Géologie, dirigé par J. GALL, du N° 1 du Bulletin Géologique de la Nouvelle-Calédonie.

Ce bulletin a été diffusé et vendu localement ; tout un chacun a pu se le procurer directement au service des mines.

Il évoque les travaux de E. de CHETELAT et de A. LACROIX et cite ( page 24 ) les substances minérales en liaison avec les roches ultra basiques : le nickel, le chrome, le fer, le cobalt, la giobertite, l'ASBESTE, et la jadéite.

En page 45, il précise, même, que « l'asbeste des massifs miniers est de fort mauvaise qualité » : c'est certainement ce qui a conduit le regretté Bernard BROU, ancien président de la Société d'Etudes Historiques à abandonner son projet d'exploitation d'amiante dans le Nord-Est de l'île.

Mais l'idée de Bernard BROU était pertinente puisqu'à cette époque, la Corse, qui a la même histoire géologique que la Nouvelle-Calédonie, exploitait avec succès le chrysotile de CANARI ( cf : « L'aventure industrielle de l'amiante en Corse par Guy MERIA, Editions Alain PIAZZOLA ). 

Nota Important: La mise en sécurité de l'ancienne mine de Canari, fermée en 1965 est actuellement en cours. Selon reportage France 3 / Corse Via Stella ci après.

 

La mine d'amiante de Canari, une cicatrice dans la mémoire collective

 

Près de cinquante ans après sa fermeture, la mine d'amiante de Canari expose toujours ses fibres aux quatre vents, sur le versant ouest du Cap Corse. En 2009, des travaux de mise en sécurité ont débuté. Ils ne sont pas encore terminés. Et les habitants du Cap s'interrogent sur l'avenir du site.

 

P.O.Casabianca, G.Bézie
Publié le 28/04/2013 | 14:00, mis à jour le 30/04/2013 | 19:04

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ancienne usine;amiante de Canari, en avril 2013 © FTViaStella
© FTViaStella L'ancienne usine d'amiante de Canari, en avril 2013

 

Un chantier de 11 millions d'euros
C'est le seul chantier de ce type en France, et pour cause, l'ancienne usine d'amiante de Canari, en Haute-Corse, est resté le seul site d'extraction de ce minéral dans l'Hexagone. De quelques centaines de tonnes extraits au début de son exploitation en 1941, sa production atteignait les 30.000 tonnes en 1961, couvrant 50 % des besoins industriels de la France.

 

En 1965, les premières alertes sanitaires et l'épuisement de la ressource entraînent la fermeture de la mine. Le site est laissé à l'abandon pendant 40 ans.

 

En 2009, démarre un long et coûteux chantier de réhabilitation. Interrompu pendant près d'un an, notamment à cause de la sécurité des employés jugée insuffisante, le chantier de mise en sécurité du site devrait se terminer dans les prochains mois. Coût final de l'opération: 11 millions d'euros.
Interviews : Patricia Burdy, Inspectrice du travail; Michel Perez, Maître d'oeuvre; Toussaint Morganti, maire d'Oligastro; Gérard Partouche, Retraité; Jean-
Combinaison, masque et douche obligatoire

 

Pour se protéger des fibres cancérigènes, tous les employés doivent porter des combinaisons et des masques à ventilation assistée, prendre trois douches par jour et ne peuvent pas rester plus de 2h30 sur le site. Pour éviter la dispersion des fibres d'amiante, de l'eau de mer est stockée dans des cuves d'eau puis aspergée sur le chantier.

 

Ces travaux de sécurisation ont pour but de stabiliser les abords de l’usine, en y terrassant les roches amiantifères pour protéger l'environnement d'un éventuel glissement d​e terrain et des milliards de fibres cancérigènes qui seraient alors soulevées. Les travaux ne concernent pas l'usine, qui devrait rester en l'état.
Amiante, fibrose et cancer
C'est l'inhalation des fibres d'amiante qui est dangereuse. Elle produit une fibrose pulmonaire, l'asbestose, dans le cas de fortes expositions (travailleurs de l'amiante). C'est également un cancérogène, en cause dans les cancers broncho-pulmonaires, et dans les cancers de la plèvre.

 

Des procès ont lieu entre industriels et ouvriers. Selon un rapport du Sénat de 2005, l’utilisation de l’amiante est responsable de 35 000 décès survenus entre 1965 et 1995 en France, et pourrait causer de 65 000 décès à 100.000 décès entre 2005 et 2025-2030.

 

A ce jour, 80 dossiers ont été déposés auprès d'Ardeva, l'association régionale de défense des victimes de l'amiante. Parmi ces plaignants, cinquante d'entre eux sont déjà morts.

IL N'Y A PAS EU DE N° 2 DU BULLETIN GEOLOGIQUE DE LA NOUVELLE-CALEDONIE ET L'ADEVA-NC SITUE, DE CE FAIT, LA FIN DE L'EPOQUE « SCIENTIFIQUE » EN 1958, ET DONC, LE DEPART DE L'EPOQUE DE « L'OMERTA » RELATIVE A LA PROBLEMATIQUE DE L'AMIANTE EN NOUVELLE-CALEDONIE.

L'ADEVA-NC, OBSERVE QUE C'EST PRECISEMENT EN 1945, QUE LA LEGISLATION DU TRAVAIL A INSCRIT,AU TABLEAU 25 DES MALADIES PROFESSIONNELLES, LES PATHOLOGIES PULMONAIRES DUES A LA SILICE ET A L'AMIANTE. ET, QUE C'EST EN 1950, QUE LE TABLEAU 30 A ETE CREE POUR LES SEULES PATHOLOGIES PROFESSIONNELLES ATTRIBUABLES A L'AMIANTE.

 

EPOQUE DE L'OMERTA

LE TERME D'OMERTA EST EMPLOYE INTENTIONNELLEMENT POUR SOULIGNER LE PARALLELE ENTRE LA CORSE ET LA NOUVELLE-CALEDONIE. TOUTEFOIS, DANS LE COMBAT DE L'ADEVA-NC CONTRE LES RESPONSABLES DU MARTYROLOGUE DE L'AMIANTE EN NOUVELLE-CALEDONIE, NOUS UTILISERONS DESORMAIS LE TERME JURIDIQUE DE RETICENCE DOLOSIVE
 

Il est quasi impossible de trouver, dans la production francophone postérieure à 1958, des textes évoquant clairement la présence d'amiantes environnementaux à l'état naturel en Nouvelle-Calédonie.

Il faut toutefois noter que :

    • Lors du Colloque International sur la minéralogie, géochimie, géologie des minéraux et minerais nickélifères latéritiques (ouf !), organisé par le BRGM à Orléans, les 17 et 18 juillet 1978, certaines communications ont évoqué la présence de chrysotile, pécoraïte, népouite mais cela ne semble pas avoir débordé du cercle étroit des « spécialistes ».
    • Par charité chrétienne, nous ne nous étendrons pas, non plus, sur le contenu du mémoire N° 113 du BRGM, rédigé par Jean-Pierre PARIS en 1981 : Il s'inscrit totalement dans le contexte d'omerta que nous avons dénoncé.
    • Nous saluons, par contre, l'article d'Yvonne REBEYROL paru dans LE MONDE du 27 mai 1981, dans la rubrique « Sciences et Techniques » : Parlant des ophiolites et serpentines elle écrit : Les ophiolites ont aussi un intérêt économique certain :La plupart des gisements de nickel et d'amiante (.....) leur sont associés(.......) il est admis que le nickel de Nouvelle-Calédonie résulte de l'altération des roches ultrabasiques d'ophiolites : Cela a été démontré lors du symposium de la première réunion de l'Union Européenne des géo-sciences qui a eu lieu à Strasbourg du 13 au 18 avril 1981.

Si la littérature scientifique francophone a marqué une pause à partir de 1958, l'ADEVA-NC observe que les auteurs anglophones, moins sensibles à la pression des lobbies, ont poursuivi, quant à eux, leurs communications :

    • En 1963, The American Mineralogist, publiait dans son volume 48 de novembre/décembre, un article signé J.W.Montoya et G.S.Baur « Nickelferous serpentines, chlorites and related minerals found in two lateritic ores ».

Dans son introduction, cet article cite, entre autres, les travaux de Lacroix et De Chetelat

    • En 1980 ( Vol. 209 du 18 juillet) et 1982 ( Vol. 215 du 22 janvier), la Revue SCIENCE publiait des échanges de communications entre M.Langer, N.Rohl, J.Selikoff et des cadres de la SLN : J.Meininger, P.Raffinot, G.Troly à propos de « l'amiante comme co-facteur dans la cancérogenèse concernant les travailleurs du nickel en Nouvelle-Calédonie ». Nous laissons au lecteur averti le soin de juger les réponses de nos compatriotes.

L'ADEVA-NC suggère également de faire, comme pour les contrats d'assurance : lire ce qui est écrit en tout petit à la fin des articles, ici, il s'agit de la bibliographie : on constate que les chercheurs français (Avias, De Chetelat, Lacroix, etc.) sont cités par les américains mais « oubliés par les français (no comment)

    • En 2003, la Société de Géologie d'Amérique (article spécial 373) publiait, quant à elle, un article de Malcom Ross et Robert P.Nolan : « Histoire de la découverte et de l'utilisation de l'amiante et des maladies liées à l'amiante dans le contexte de la présence d'amiante dans les mines d'ophioloite », bien entendu, la Nouvelle-Calédonie était citée.

Il ne s'agit, évidemment, que de quelques exemples, l'ADEVA-NC tient sa documentation à la disposition des personnes intéressées, pour consultation, sur simple rendez-vous, sans contre parties.

En conclusion et, pour imiter les discoureurs du café du commerce, on peut constater qu'une fois de plus, des scientifiques français étaient des précurseurs : nous devons en être fiers, cocorico !

Mais la honte nous envahit quand on constate que leurs successeurs ont cédé à la pression des lobbies à l'instar de ceux qui ont collaboré avec le Comité Permanent de l'Amiante en métropole.

En Nouvelle-Calédonie, nous avons le CNRT-Nickel, l'ORSTOM devenu l'IRD, le BRGM, l'Université Française du Pacifique, devenue l'UNC (Université de la Nouvelle-Calédonie), etc.

EPOQUE DE LA VERITE

En réalité, il est permis de douter, en cette fin d'année 2012, que la Vérité, pour ce qui concerne la problématique de l'amiante environnemental à l'état naturel en Nouvelle-Calédonie, soit près d'être reconnue de tous.

Face à l'omerta qui régnait depuis 1958 et, constatant que les statistiques faisaient apparaître, en moyenne, 30 décès et 70 à 100 nouveaux cas d'insuffisance respiratoire, chaque année, tous attribuables à l'amiante, l'ADEVA-NC a pris contact, le 14 septembre 2006, avec la directrice générale de l'AFSSET, Mme Michèle FROMENT-VEDRINE et ses ministres de tutelle (Santé, Travail et Environnement).

L'ANDEVA, qui est membre du Conseil d'Administration de l'AFSSET a accompagné cette démarche : l'AFSSET, devenue l'ANSES le 1er juillet 2010, a été saisie par l'ADEVA-NC et l'ANDEVA, les 15 mai et 17 juin 2007, puis, par ses ministères de tutelle le 19 décembre 2007.

Cette saisine a été prise en compte sous le N° 2007-SA-048 et a abouti, en octobre 2010, à la publication d'un rapport d'études et d'un rapport scientifique ( Editions ANSES : septembre 2010).

Ces documents méritent globalement un satisfecit quasi général et, notamment, de la part des industriels et mineurs de la Nouvelle-Calédonie : en effet, le traitement de la problématique de la présence d'amiante environnemental à l'état naturel dans les mines de nickel a été honteusement écarté : « La situation sanitaire à proximité des mines de nickel de Nouvelle-Calédonie est une problématique majeurs et complexe qui nécessite une expertise spécifique » ( Note 3, en bas de la page 19 du rapport d'expertise ).
Quant on sait que les sites miniers sont présents du Nord au Sud de la Grande Terre, cette déclaration devient grave, car elle nie les risques auxquels sont exposés tous les habitants.

L'ADEVA-NC soumet à la réflexion des personnes interessé le contenu de l'entretien entre son président et Mme Céline MELCHIOR de l'AFFSET au cours duquel, M.FABRE à détaillé la situation du problème existant spécifiquement en Nouvelle-Calédonie.

L'ADEVA-NC souligne que cette attitude n'est pas l'apanage de l'ANSES : Déjà, en 2009, la Haute Autorité de Santé ( HAS ) avait publié un rapport « Exposition environnementale à l'amiante : état des données et conduite à tenir ».
Le cas de la Nouvelle-Calédonie est évoqué sans faire mention de la co-existence de l'amiante avec le minerai de nickel.

En décembre 2008, l'Institut de Veille Sanitaire (InVS) publie le « Rapport final sur l'exposition environnementale à l'amiante chez les personnes riveraines d'affleurements de roches amiantifères en France continentale (disponible sur le site www.invs.santé.fr). Ce rapport, rédigé avec la collaboration du BRGM et du LEPI, précise (p. 3) les sites amiantifères en Corse et en Nouvelle-Calédonie, faisant l'objet d'études spécifiques ne sont pas traités dans le cadre de cette étude.

Ces divers rapports sont donc stériles, du point de vue de l'ADEVA-NC, quant aux risques réels courus par les habitants de la Nouvelle-Calédonie, que ce soit dans le cadre professionnel ou environnemental.

D'autre part, la création, par le gouvernement THEMEREAU, au début de l'année 2005, d'une « cellule de réflexion sur les problèmes posés par l'amiante en Nouvelle-Calédonie », n'a permis d'aboutir, localement, qu'à un rapport publié en janvier 2009 sous la référence BRGM/RP-57421-FR : « Expertise indépendante sur l'amiante dans la chaîne de production minière ».
Ce rapport, signé par Jean-Luc BOULMIER (BRGM), vérifié par Daniel MATON (BRGM), approuvé par Pierre MAURIZOT (BRGM), a été financé par le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.

Pour l'ADEVA-NC, le terme indépendante n'est approprié :

    • Le BRGM est actionnaire dans le capital d'ERAMET, lui-même actionnaire de la Société Métallurgique Le Nickel-SLN,
    • Le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie est également actionnaire, lui-même, ou par l'intermédiaire de ses provinces, dans les trois plus importantes sociétés minières du territoire,
    • Parmi les entités qui ont participé à l'élaboration de ce document , il n'y en a aucune qui soit, réellement indépendante des activités liées aux activités de terrassement, d'extraction ou de traitement de matériaux amiantifères en Nouvelle-Calédonie.

A l'appui des observations ci-dessus, l'ADEVA-NC fait remarquer que ce document ne fait jamais mention du fait que :

    • La connaissance de la présence d'amiante dans le minerai de nickel date de 1942, soit, 67 ans,
    • La connaissance et la réglementation relative à cette situation, avérée dangereuse, date de 1945 (tableau 25 des MP), soit, 64 ans.

C'EST LA RAISON POUR LAQUELLE, L'ADEVA-NC, CONSIDERE QUE L'EPOQUE DE LA VERITE NE PEUT DEBUTER QUE LE 15 OCTOBRE 2010, DATE DE LA PREMIERE CONDAMNATION D'UNE SOCIETE DE TRAVAUX PUBLICS POUR FAUTE INEXCUSABLE AYANT ENTRAINE LA MORT D'UN CONDUCTEUR D'ENGIN DE TERRASSEMENT, CONTAMINE DANS LE CADRE DE SON TRAVAIL EN ZONE AMIANTIFERE.

LE TERME DE « VERITE » REJOINT, ALORS SON INCONTOURNABLE COROLLAIRE : « JUSTICE »

 

 

samedi, décembre 16, 2017

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