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    ADEVA-NC Association de Défense des Victimes de l'Amiante - Nouvelle-Calédonie
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    ADEVA-NC Association de Défense des Victimes de l'Amiante - Nouvelle-Calédonie

Nous sommes une association type Loi de 1901, sans but lucratif, déclarée à Nouméa, Nouvelle-Calédonie, le 22 août 2005 ( N° RIDET : 782 292).



Manifestation ADEVA-NCNous sommes totalement indépendants des pouvoirs publics et privés et nos statuts nous interdissent d’avoir recours à aucune subvention : notre fonctionnement n’est financé que par les cotisations de nos membres et, par des dons éventuels. Les membres du Conseil d’Administration et du Bureau sont tous des bénévoles.


Nous appartenons au réseau national français de l’ANDEVA et nous avons des liens particuliers avec BAN ASBESTOS-FRANCE, lequel, quant à lui, fait partie du réseau IBAN : International Ban Asbestos Network (ban-asbestos-France.com)  et l'Association Henri PEZERAT- Travail-Santé-Environnement ( asso-henri-pezerat.org ). Nous avons rejoint, à la fin du mois de novembre 2014, la COORDINATION DES ASSOCIATIONS DE VICTIMES DE L'AMIANTE ET DES MALADIES PROFESSIONNELLES ( CAVAM ).


Toutefois, les spécificités de notre situation (isolement géographique, présence massive d’amiantes naturels environnementaux, etc.) nous conduisent souvent à revendiquer une relative indépendance vis-à-vis de nos amis métropolitains, lesquels se consacrent presque exclusivement aux victimes contaminées dans le contexte professionnel (cf : se reporter à leurs sites respectifs).

 

titre
 
 
Le 2 septembre 2014, sans aucune malice apparente, un journaliste de la télévision d'Etat NC1ere  a émis le ponçif : "La Nouvelle-Calédonie est une terre de NICKEL, mais c'est aussi une terre d'AMIANTE". Pour les personnes informées, cette banalité est plus forte que l'expression " Le scandale de l'amiante" qui a fleuri, en France, pendant des années, dans la production littéraire courante. 
 
 
Le sujet a été repris, le 4 avril 2016 par la chaîne  de TV locale, NCTV, dans la série "LES COULISSES DE  LA SCIENCE- GEOLOGIE" présentée par Michel PIMBE et Ismael WAKA-CEOU
MAIS JAMAIS PAR LES SERVICES RESPONSABLES DU GOUVERNEMENT CALEDONIEN, à savoir : la SANTE, l'ENVIRONNEMENT, le TRAVAIL ET L'EMPLOI, les ACTIVITES MINIERES, etc.
 
Extrait de l'émission les Coulisses de la Science sur NCTV, sur la Géologie. La vidéo complête disponible sur notre VIDEOTHEQUE au nom de [NCTV] Les Coulisses de la Science - GEOLOGIE
 
Ces deux reportages télévisés confirment et mettent en exergue :
 
Avec plus de 70 ans de retard, les résultats exposés à l'index CHRONOLOGIE-BIBLIOGRAPHIE
Avec 10 ans de retard, le contenu des deux documents ci-après, à savoir :
    - Un exposé résumé adressé par l'ADEVA-NC, aux médias, administrations et organismes concernés pour tenter de susciter leur réaction,
- Un schéma des mouvements tectoniques étant à l'origine de la genèse des divers amiantes se trouvant dans les sols de la Nouvelle-Calédonie.
 

Il faut noter que la presse écrite locale s'est, à son tour, saisie de cette problématique :
 

  • L'hebdomadaire "ACTU.NC", dans son numéro 130 du 1er septembre 2016 a parlé de l'action de l'ADEVA-NC, mais en lui demandant une participation pour un encart publicitaire !
  •  Le quotidien "Les Nouvelles Calédoniennes" (www.lnc.nc) a, quand à lui, évoqué, dans son numéro du mardi 22 novembre 2016, une soit disant "Opération de reconnaissance de l'amiante à l 'état naturel" sans citer l'organisme chargé de cette pseudo recherche, et sans évoquer nos travaux commencés il y a plus de 15 ans ! La lecture de notre site avec ses références scientifiques suffit à mettre à bas le contenu de l'article.
 
Bien entendu, l'ADEVA-NC ne revendique pas la découverte de cette problématique : elle n'a joué, en l'occurrence, et dans le cadre de ses statuts, que le rôle de lanceur d'alerte susceptible de susciter l'intérêt des médias, administrations et organismes scientifiques non influencés par les lobbies.
originegeologiqueamiante
  SCHEMA DES MOUVEMENTS TECTONIQUES A L'ORIGINE DE LA GENESE DES AMIANTESmouvementplaques
 
fibres damiante1
 
CONSEQUENCES POUR LA POPULATION :
 
Sur le PLAN SOCIAL, l'omerta, mise en place par les autorités au service des lobbies, dans le cadre des activités minières et de travaux publics, s'est étendue au domaine de la SANTE PUBLIQUE avec la complicité de la médecine du travail et des syndicats de salariés. 
 

ae4Depuis plusieurs années, des crises sont venues transformer le contexte de la santé publique, qu'il s'agisse de risques sanitaires effectifs : amiante, vache folle, sang contaminé, ou d'inquiétudes : téléphonie portable, nanotechnologies... Dans ce cadre, les individus ne disposent pas toujours de l'information et, quand elle existe, au moins en partie, elle est analysée en fonction des sentiments de menaces et/ou d'impuissance qui en découlent.

De fait, de nombreux instituts et agences se préoccupent de risques émergents, en particulier au travail. Pour des raisons d'efficacité immédiate, on fait appel aux scientifiques d'un domaine pour qu'ils s'accordent sur des risques émergents dans leur spécialité. C'est sans doute efficace pour produire des rapports justifiant une recherche perpétuée dans sa discipline, mais le réel étant rarement réductible à des paramètres justifiant une approche mono-disciplinaire, la mise en évidence des risques émergents actifs ne s'en trouve guère améliorée. 
Dans cet ouvrage, nous avons essayé de montrer cette complexité et à partir d'exemples concrets, comment on peut appréhender l'émergence d'un risque. Il ne s'agit là que d'une contribution qui plaide résolument pour le renforcement de la dynamique des liens entre tous les acteurs concernés.

Le problème que l'ADEVA-NC dénonce dans le présent site est parfaitement décrit par Michel HERY dans sa contribution au livre  "L' émergence des risques", nous en recommandons la lecture et, notamment pour les pages 71 à 87. Mais l'ADEVA-NC retrouve exactement la description des obstacles qu'elle a rencontré dans l'extrait suivant  des pages 82 et 83 :
Ce sont toujours les mêmes méthodes dans les mêmes contextes qui sont utilisées :
- D'abord, nier, contre toute évidence, tous les chiffres, toutes les données qu'on juge susceptibles de nuire à l'industrie qu'on défend (....)
- Dans un deuxième temps, mis en face de preuves irréfutables (reconnaissance de maladies professionnelles, par exemple) reconnaître qu'effectivement à une certaine époque, il y a pu y avoir des problèmes, mais que, compte tenu de la latence des pathologies, toute personne de bonne foi reconnaîtra que les pathologies d'aujourd'hui sont le résultat des expositions d'hier et qu'il ne faudrait pas condamner de ce fait les efforts faits continuellement aujourd'hui,
- Si le contradicteur est définitivement trop tenance, lui expliquer qu'il a affaire à des gens raisonnables, humanistes
("catholiques" sonnait mieux au Québec dans les années 1940-1950), qui se sont engagés dans une démarche continue d'amélioration des conditions de travail et qui se sont entourés des meilleurs spécialistes dans tous les domaines concernés (préventeurs, ingénieurs, médecins, etc.) : ainsi toutes les garanties sont prises en matière scientifique auprès de meilleurs spécialistes,
- De façon explicite ou implicite, face à un interlocuteur incapable d'entendre tous les arguments scientifiques et de bon sens développés précédemment, exciper des soutiens (ou au moins des nihil obstat de l'Etat, des autorités médicales respectées, des syndicats (dramatiquement absents à une certaine époque du domaine de la santé au travail par faute de moyens, et soucieux de préserver l'emploi de leurs mandants) etc. Comment laisseraient-ils faire s'il y avait le moindre problème ?

Dans le cas particulier de la Nouvelle-Calédonie, ancienne colonie et ancien bagne, situé à plus de 20.000 km de la Métropole, il est permis de penser, de plus, à la complicité, au moins passive, de l'administrations, de la presse, etc.

On constate, encore aujourd'hui, que des employeurs tentent d'échapper aux sanctions en proposant des "accords amiables de dédommagement" avec la complicité de certains avocats.

Le 5ème Colloque International du Nickel rassemblera 300 spécialistes à NOUMEA, du 1er au 5 juillet 2013.

 

Pour l'ADEVA-NC, il est évident que, parmi ces "spécialistes" se trouveront quelques responsables, ou complices en qualité de sachants, d'homicides multiples dénoncés dans le présent site.

En effet, la connaissance de la présence d'amiante environnemental à l'état naturel est connue, en Nouvelle-Calédonie, depuis 70 ans et sa dangerosité révélée, en 1950 par son classement dans le tableau des Maladies Professionnelles : Tout cela est expliqué, prouvé (avec citation des sources) dans la suite de ce site.

Mais, il est bien connu que les associations de victimes, qui ne demandent pas de subvention, ne sont pas crédibles !

Alors, nous suggérons aux personnes qui voudraient nous faire un procès, d'aller sur le site : infoterre.brgm.fr, une fois sur la page d'accueil, remplir le cadre " recherche des données" en inscrivant : amiante Nouvelle-Calédonie : vous aurez, ainsi accès à la liste des publications du BRGM, classifiées "document public" et disponibles en PDF qui traitent de ce sujet. Nous vous conseillons le rapport final, approuvé en juin 2012, BRGM/RP- 60192-FR et, notamment, les pages 29 à 64, et, plus particulièrement l'Annexe 3 (pages 377 à 416), rédigée par Francine  BAUMANN qu' André FABRE avait alertée dès le mois d'août 2004 à propos de cette problématique : Cette annexe, rédigée par une épidémiologiste, mérite l'attention de tous.

Le rapport cité ci-dessus est  la suite du Rapport Final, accessible sur le même site du BRGM sous la référence BRGM/RP--60284-FR  de septembre 2011, dont le titre : " Mesures d'exposition aux fibres et à l'amiante dans  la chaîne de production minière", peut être considéré comme le parangon de l'hypocrisie, de l'incompétence ou, même, de la corruption de nos scientifiques. En effet, sous une présentation pseudo-scientifique, il confirme des connaissances datant de plus de 70 ans ! que nous rappelons dans EVOLUTION DES CONNAISSANCES, CHRONOLOGIE / DOMAINE DE L'AMIANTE ENVIRONNEMENTAL A L'ETAT NATUREL

 

Bien entendu, dans toutes les productions du BRGM, vous ne trouverez jamais mention de notre association, mais si vous êtes un peu perspicace, vous constaterez que les travaux du groupe amiante en Nouvelle-Calédonie ont débuté en 2005 : c'est, précisément l'année de notre création ! mais il n'y aurait aucune relation de cause à effet...

DERNIERE NEWS

REVUE DE PRESSE
 
 
LE FIGARO 11 janvier 2017
Le dossier de l'amiante refait surface
 
Après vingt ans de procédure, les malades ont confié l'affaire au ténor du barreau Éric Dupond-Moretti.
Guérin, Jean-Yves, Jouan, Anne
 
SANTÉ PUBLIQUE 
Vingt ans après les premières plaintes concernant les dégâts causés par la fibre cancérigène, les victimes de l'amiante ont décidé de ne pas renoncer et bataillent pour que ce scandale de santé publique donne lieu à un procès pénal. « Chaque année, il y a 3 000 décès dus à l'amiante, affirme Michel Parigot, président du Comité anti-amiante Jussieu. Leurs proches et tous ceux qui ont un cancer à cause de ce matériau veulent savoir qui est responsable de ce désastre et comprendre pourquoi l'amiante n'a été interdit qu'en 1997 alors qu'on connaissait tous les risques depuis le début des années 1970. » Michel Parigot n'est pas un inconnu, c'est le lanceur d'alerte numéro un dans cette affaire. C'est à ce mathématicien obstiné que l'on doit le désamiantage de Jussieu.
Pour relancer l'affaire, les malades ont eu l'idée de confier le dossier à Éric Dupond-Moretti, l'avocat lillois ( voir entretien ci-dessous ), réputé pour son nombre record d'acquittements. À son tableau de chasse - un sport qu'il aime beaucoup -, on en compte environ 140. L'homme est connu pour « n'avoir peur de rien » , selon l'expression de l'un de ses confrères pénalistes. Cette star du barreau s'est notamment illustrée en obtenant l'acquittement de la boulangère Roselyne Godard dans le procès Outreau. Mais aussi celui de Jean Castela, soupçonné d'être le commanditaire de l'assassinat du préfet Claude Érignac et condamné à trente ans de réclusion criminelle en première instance. Michel Ledoux, avocat historique des victimes de l'amiante se réjouit de l'arrivée d'Éric Dupond-Moretti, « une vraie bonne nouvelle pour sauver le dossier » selon lui.
Pour que ce scandale soit enfin jugé en France, Éric Dupond-Moretti a choisi de se focaliser sur deux dossiers : Jussieu et les chantiers navals Normed à Dunkerque. Les deux seules affaires où des hauts fonctionnaires, des médecins et des industriels siégeant au sein de l'instance de lobbying de l'amiante ont été mis en examen. Les deux seuls dossiers qui peuvent permettre de comprendre pourquoi les pouvoirs publics n'ont pas interdit plus tôt cette fibre tueuse.
Marathon judiciaire
Éric Dupond-Moretti entre en scène alors que ces affaires sont déjà à un stade très avancé. Le marathon judiciaire de la contestation des mises en examen dure depuis déjà plus de quatre ans avec un passage par la Cour de cassation. Désormais c'est au tour de la chambre d'instruction de la Cour d'appel de Paris. Elle va devoir dire si elle confirme ou non les mises en examens prononcées dans ces deux dossiers fin 2011-début 2012. Une décision qui pourra être contestée une dernière fois devant la Cour de cassation. Les victimes de l'amiante vont donc tout jouer sur deux arrêts. Ce n'est que si ces mises en examen sont confirmées qu'un procès pénal pourra être envisagé. L'avenir dira donc si un avocat de la trempe de Dupond-Moretti arrive à faire pencher la balance. En obtenant, après le scandale du sang contaminé et le fameux « responsable mais pas coupable » , que la France se montre enfin capable de juger des affaires de santé publique.
L'amiante est une histoire sans fin. Dans les premières années après le dépôt des plaintes en 1996, les dossiers ont fait du surplace. Quand la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy s'est emparée de ces affaires à l'occasion de la création du pôle de santé publique en 2003, les choses ont un peu bougé même si beaucoup ont critiqué la façon de faire de la magistrate, trop fouillis, pas assez organisée. « Dans toutes ces affaires, la juge a dû faire saisir des dizaines de m3 de documents, explique Michel Parigot. Comme les maladies se déclarent 20 ou 30 ans après l'exposition à l'amiante, il faut remonter très loin dans le temps pour avoir des éléments tangibles. »
Pas de quoi entamer l'obstination des victimes de l'amiante qui luttent pour connaître la vérité sur ce scandale. Avec un bémol : même s'il y a finalement un procès, aucun ministre de la Santé ou du Travail ne sera dans le box des accusés. « En France, remonter aux politiques ne peut venir qu'après avoir prouvé la responsabilité de son administration » , plaide Marie-Odile Bertella-Geffroy, la juge qui s'est reconvertie depuis comme avocate. Mais à vouloir condamner tout le monde, ne finit-on pas par ne juger personne ?
 
 
 
 
LE FIGARO - 26/01/2017 
Amiante : la ruse des copropriétaires pour ne pas évacuer la Tour Montparnasse
 
Le dossier de l'amiante dans la tour Montparnasse est pris au sérieux par la justice. Depuis l'automne 2013, une instruction judiciaire est ouverte à ce sujet pour mise en danger de la vie d'autrui.
 
INFO LE FIGARO - Pour minimiser le risque lié à l'amiante et ne pas avoir à fermer la Tour Montparnasse, les copropriétaires ont trouvé un nouvel expert. Il a gommé les points dérangeants relevés par son prédécesseur.
 
De la contrainte naît la créativité. Ce ne sont pas les gros copropriétaires de la Tour Montparnasse qui diront le contraire. Récemment, ces derniers ont réalisé un tour de passe-passe pour éviter l'évacuation du gratte-ciel qui leur pend au nez à cause des problèmes récurrents d'amiante. L'expert qui a réalisé le DTA (Diagnostic technique amiante) du 30 septembre 2015 pour cet immeuble de 59 étages mettait en lumière des points très dérangeants pour eux? Contrairement à leurs obligations légales, ils n'ont donc pas diffusé ce document aux 4000 occupants du bâtiment. Mieux, ils ont changé de prestataire et en ont trouvé un autre plus accommodant. Et, comme par magie, le dernier DTA diffusé- daté du 1er octobre 2016- ne comporte plus ces éléments gênants. Or la situation n'a absolument pas changé en un an.
 
Plus précisément, dans le DTA du 30 septembre 2015 réalisé par l'entreprise STM que «Le Figaro» a consulté, on pouvait lire: «Il existe un risque de libération de fibre d'amiante en cas de déclenchement des moteurs de soufflage de désenfumage. Suite aux chantiers tests du 29/08 et du 5/09/2015, ce risque est confirmé.» «En clair, ces tests confirment que les gaines de désenfumage constituent un risque majeur d'exposition à l'amiante des occupants de la tour», affirme Michel Parigot, président du comité anti-amiante Jussieu.
 
Un nettoyage des gaines ne peut se faire en site occupé
 
Ce point était très ennuyeux pour les copropriétaires. Si la présence de cette fibre cancérigène dans les gaines de désenfumage était connue depuis plusieurs années, c'est en revanche la première fois que le risque de pollution dans toute la tour en cas d'utilisation des gaines de désenfumage était confirmé par des tests. Pourquoi l'amiante dans ces gaines est-elle un vrai problème? En cas d'incendie, on est obligé de les ouvrir et l'amiante se répand dans tout le building. Du coup, l'expert proposait une solution dans son rapport du 30 septembre 2015: «Au regard de ces informations, un nettoyage des gaines est programmé.» Là encore, cela ne fait pas les affaires des copropriétaires car cela nécessiterait la fermeture de la tour Montparnasse. «Le nettoyage des gaines de désenfumage en site occupé est une opération complexe et coûteuse qui ne réglerait pas entièrement le problème, explique Michel Parigot. Pour le régler, il faudrait les désamianter. Mais cela ne peut se faire en site occupé et cela nécessiterait la fermeture de la tour Montparnasse.» Une vraie catastrophe pour les bailleurs qui perdraient alors leurs loyers.
 
Alors, très opportunément, le DTA du 1er octobre 2016 réalisé par l'entreprise BTP Consultants a complètement gommé ces deux points problématiques. La suppression du passage concernant le nettoyage des gaines tombe d'autant plus à pic que la préfecture d'Ile-de-France dans un communiqué de presse du 12 mars 2015 avait prévenu: «Le préfet a néanmoins demandé que les résidus amiantés soient retirés sous un mois.»
 
Tour de magie des copropriétaires
 
Pour le reste, le DTA du 1er octobre 2016 est identique ou presque à celui du 30 septembre 2015. Un autre point a cependant été modifié. Dans le document du 30 septembre 2015, la présence d'amiante était indiquée avec moult détails: «Des traces de contamination surfaciques sur les parois maçonnées ont été constatées dans ces gaines ainsi que la présence des résidus libres de sable contaminé dans les ventelles des volets coupe-feu dans la circulation des plateaux de bureau». La version du 1er octobre 2016, en revanche, est beaucoup moins précise et donc nettement moins inquiétante: «Des résidus de matériaux (plâtre, sable noir) sont observés ponctuellement sur des embrasures des gaines de désenfumage. Ces résidus sont susceptibles de contenir de l'amiante. Des investigations complémentaires sont en cours.» Grâce à ce tour de magie, les copropriétaires se sont sentis autorisés à demander au préfet un allégement de l'arrêté préfectoral de mai 2014, selon un courrier du 4 novembre 2016 que s'est procuré Le Figaro. Cet arrêté concernait la gestion du risque amiante dans la Tour. Tout est bon pour tourner la page de l'amiante à Montparnasse.
 
La justice enquête sur les fibres dans le building
 
Le dossier de l'amiante dans la tour Montparnasse est pris au sérieux par la justice. Depuis l'automne 2013, une instruction judiciaire est ouverte à ce sujet pour mise en danger de la vie d'autrui. Mi 2014, Icade, une filiale de la Caisse des Dépôts et consignations qui était à l'époque le syndic de cet immeuble, avait été placé sous le statut de témoin assisté. Depuis, la fonction de syndic est assurée par Foncia qui a racheté à Icade cette activité. Contactés par «Le Figaro», les copropriétaires ont répondu «qu'il n'y a pas d'éléments spécifiques nouveaux. Des actions correctives sont menées régulièrement».
 
Pour tourner la page de l'amiante, les copropriétaires de ce gratte-ciel ont décidé de le restructurer complètement. Un chantier à plusieurs centaines de millions d'euros où il s'agira notamment de changer la façade sous laquelle figure aussi ce matériau cancérigène. Un concours d'architecture a été lancé mi 2016. Et le cabinet lauréat devrait être désigné mi 2017. Avec idéalement un début des travaux en 2019 et une fin de chantier à l'horizon 2023-2024.
 
En attendant, les occupants peuvent respirer de l'amiante en toute tranquillité.
 
ERAMET occupe les étages 22, 23, 24, 35, 52 et 53 (pm, Emmanuel MACRON à son bureau de campagne au 14ème!). Cela démontre que ERAMET comme la SLN ne se préoccupe pas plus de son personnel à Paris qu'à Nouméa.
 

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jeudi, octobre 19, 2017

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